22
mai
Fronts populaires d’hier et d’aujourd’hui
Expérimenter : atelier
le 22 mai 2026 de 20:00 jusqu'à 22:00
Il y a 90 ans, quelques jours après la victoire de la coalition du Front populaire aux législatives de mai 1936, se déclenche la plus grande grève qu’ait alors connu le pays. Quels sont les particularismes des luttes menées dans le Puy-de-Dôme en 1936 ? Quels sont les buts des Fronts populaires qui se sont mis en place à différentes périodes de l’histoire en France ou à l’étranger ?
Avec Éric Panthou, chercheur-associé au Centre d’histoire Espaces et Cultures à l’Université Clermont Auvergne et militant syndical.
Version longue (uniquement pour l'agenda en ligne) :
Il y a 90 ans, quelques jours après la victoire de la coalition du Front populaire aux législatives de mai 1936, se déclenche la plus grande grève qu’ait alors connu le pays. Cette grève paralysa usines et commerces avec la particularité de l’occupation des lieux de travail qui effraya d’autant le patronat qu’au même moment l’Espagne connaissait une situation révolutionnaire.
Si lors des accords de Matignon, le 7 juin 1936, le patronat lâcha en quelques heures des
acquis qui sans la lutte auraient pu mettre des décennies à être obtenus, c’est parce qu’il
avait peur de tout perdre.
Malgré cette mobilisation ouvrière d’une puissance inédite, la bourgeoisie pu bientôt
reprendre la main. Pourquoi la CGT, la SFIO et surtout le PCF ont pesé de toute leur force
pour faire refluer le mouvement de grèves ?
La situation politique et sociale ne permettait-elle pas d’espérer des changements plus
radicaux ?
Quels sont les buts des Fronts populaires qui se sont mis en place à différentes périodes de
l’histoire en France ou à l’étranger ?
Quels sont les particularismes des luttes menées dans le Puy-de-Dôme en 36 avec
notamment l’irruption des ouvriers Michelin sur le terrain des luttes et du syndicalisme de
masse ?
Voici quelques-unes des questions qui seront traitées lors de cet exposé.
Eric Panthou est chercheur-associé au Centre d’histoire Espaces et Cultures, à l’Université
Clermont Auvergne ; il a soutenu deux mémoires de recherche sur le Front populaire dans le
Puy-de-Dôme, dont l’un a reçu en 1994 le prix du meilleur mémoire en Histoire sociale. Il est aussi militant syndical.